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Tracker : la renaissance

Tracker

Tracker est un moteur de recherche local pour votre ordinateur. Il permet d’effectuer des recherches de fichiers, mais aussi dans les fichiers eux même ou encore dans votre courrier électronique.

Ce projet est assez vieux, on parlait de sont inclusion dans le projet Gnome il y à quelques années déjà. Mais à cause de mauvaises performances et d’un développement lent il n’a jamais vraiment pu s’imposer sur le bureau Gnome.

Aujourd’hui c’est d’ailleurs un véritable manque, car aucun réel moteur de recherche n’est implémenté dans Gnome, alors que ce genre de fonctionnalités est maintenant standards ( que ce soit sous KDE, sous Windows Seven ou OSX ).

L’année 2009 à marqué toutefois un réveil du projet, on est ainsi passé de la version 0.5 à 0.7 en un peu plus d’un an et les premiers développements de la nouvelle version 0.8 devraient arriver en 2010.

3 Générations de moteurs de recherches

Pour mieux comprendre la suite de l’article, on va s’arrêter un peu sur les différents types de moteurs de recherches disponibles. Techniquement on peu diviser ces moteurs en 3 générations :

- La première génération ( qui correspond au petit moteur de recherche de fichiers de Gnome ), est un moteur de recherche simple, qui va aller chercher un fichier selon son nom, son type ou sa date de modification. Vous tapez « lenomdemonfichier », Et il s’en va le chercher sur votre ordinateur. Dans le meilleur des cas, il est doté d’un cache pour offrir un temps de réponse plus rapide.

Le gros inconvénient de cette première génération, c’est qu’elle est extrêmement limitée. Vous ne pouvez chercher que par le nom du fichier ou son extension. Et si vous ne vous rappelez pas du nom du fichier ou que vous tapez un nom légèrement erroné, vous n’aurez surement aucun résultat pertinent.

De fait ces moteurs de recherches sont peu utilisés. Et on préférera souvent avoir une bonne organisation de l’arborescence des répertoires pour éviter de perdre nos fichiers.

- La seconde génération de moteur de recherche s’est donc attachée à proposer un résultat de recherche un peu plus efficace. Ici il est question de reprendre les fonctionnalités du moteur de 1ere génération, mais en plus de lui permettre d’aller chercher le contenu des informations de chaque fichier ( lorsque c’est pertinent ). Le gros avantage c’est que la recherche devient un peu plus précise. Vous pouvez par exemple facilement retrouver un document texte sur un thème précis, en tapant un mot contenu dans ce document.

Tracker dans sa version stable 0.6.X fait parti des moteurs de seconde génération. Mais la encore la recherche reste peu utile, car le moteur de recherche ne pourra parcourir que le contenu de fichiers lisibles ( documents textes principalement ). Si vous souhaitez chercher d’autres types de documents, comme des images ou des vidéos, vous vous retrouvez donc avec le même problème que le moteur de première génération.

- C’est ici qu’intervient le moteur de recherche de 3éme génération, qui s’appuie sur le bureau sémantique. Le bureau sémantique consiste à construire un réseau d’informations sur l’ensemble des éléments du bureau; que ce soit les médias, les documents, les applications ou tout autre élément pertinent composant l’ordinateur ou son réseau. Pour chaque élément on va garder en base de donnée des informations pertinentes sur son contenu ( par exemple pour une photo l’auteur de la photo, la date de prise, le lieu, la définition… ). Il sera en plus possible d’associer des tags pour chaque élément ( exemple : photos de vacances ), permettant ainsi de regrouper les fichiers sans prendre en compte l’arborescence.

Enfin, pour rendre le système encore plus intelligent,le système créé des liens entre les différents éléments du bureau. Par exemple votre ami « Paul » vous envoie les photos de vacances que vous avez passés ensemble. Vous les stockez dans un répertoire. Puis quelques jours plus tard vous souhaitez les voir de nouveau. Il vous suffit de chercher « Paul » dans le moteur pour retrouver les fichiers qu’il vous a envoyé. Vous ajoutez le tag « Photo de vacances » et elles se retrouveront dans votre gestionnaire de photos dans la bonne catégorie ( si ce dernier supporte Tracker) .

Tracker 0.7 : le renouveau… expérimental.

Pendant l’année 2009, l’équipe de Tracker à décidé, de refondre totalement le projet. L’objectif est de créer un moteur interne performant, standardisé et facile d’utilisation.

Pour ce faire le projet c’est logiquement orienté vers des standards reconnus.

En premier SPARQL, qui est le langage utilisé pour effectuer des requêtes a la base de donnée de Tracker. SPARQL est un standard défini par la W3C, une des briques du futur web sémantique. Il est officiellement devenu une recommandation en janvier 2008 et permet d’effectuer des requêtes intelligentes en relation avec des documents,images, etc.

La seconde technologie qui fait son entrée dans Tracker s’appel NEPOMUK pour « Networked Environment for Personalized, Ontology-based Management of Unified Knowledge » ou en français : Environnement réseau pour une gestion ontologique personnalisée de la connaissance unifiée.
C’est ni plus ni moins que le standard défini par un projet Européen pour le bureau sémantique que l’on à vu plus haut.

C’est donc avec la version 0.7.X que ces fonctionnalités ont commencés à faire leurs apparitions. De sorte qu’aujourd’hui Tracker propose un moteur de recherche sémantique « simple ». Il manque encore en effet un certain nombre d’éléments comme les liens entre élément, ou plus simplement une meilleure intégration.

Enfin un dernier élément à prendre en compte dans Tracker, s’appel le « mineur ». Ce sont des modules qui viennent s’ajouter au moteur principal et qui vont avoir pour rôle d’aller chercher les informations sur des éléments spécifiques. Pour l’instant Tracker dispose de 3 type de « mineur » :
- Mineur de fichier, qui va aller chercher la liste des fichiers présents dans votre répertoire personnel et va en extraire le contenu.
- Mineur d’applications, qui récupère le nom et les descriptions des applications présentes sur votre ordinateur
- Le mineur de courrier électronique qui va aller chercher les courrier électronique et leur contenu dans Evolution.

Tracker 0.8 : première version stable

Avec la version 0.8, qui sera la prochaine version stable du moteur et qui devrait officiellement arriver mi 2010, on devrait voir arriver de nouvelles fonctionnalités, notamment de nouveaux mineurs :
- Le mineur rss : qui, comme son nom l’indique, permettra d’aller chercher dans le contenu Rss
- Le mineur internet : qui permettra de garder les informations sur les pages visités et de les retrouver facilement
- D’autres mineurs liéés aux services en lignes (Réseaux sociaux, documents en ligne, etc…)

Enfin le système devrait être encore optimisé vers une meilleure prise en compte des standards de bureau sémantique. Cette version est d’autant plus importante qu’elle pourrait être incluse dans Gnome comme projet officiel. La version 0.7 n’a été accepté qu’a titre de dépendance externe dans gnome 2.30. En cause, l’absence d’une version stable moderne, et le manque de maturité du projet.

Enfin l’équipe de Tracker travail en étroite collaboration avec l’équipe de Zeitgeist. Ce dernier projet permet de garder une trace des actions effectués par l’utilisateur dans le temps, sur les fichiers ou les applications.

Quelques liens :

- Site du projet
- Site du projet sur Gnome
- Blog d’un des développeurs

Le voie vers Gnome 3.0

Cet article est une traduction de « Auf dem Weg zu Gnome 3.0 », écrit par Alexandra Kleijn le 18 septembre 2009 et disponible en version originale sur le site Web heise online.

Entretien avec Vincent Untz, responsable de parution de Gnome

Vincent UntzLa version 2.28 de l’environnement de bureau libre Gnome, doit conduire à sa prochaine édition majeure : la version 3.0, qui sortira — si tout se passe bien — au printemps 2010. heise open a eu l’occasion de discuter avec Vincent Untz, responsable de parution de Gnome.

Heise open : Vincent, quel est votre rôle dans le projet Gnome ?

Vincent Untz : Depuis que j’ai rejoint Gnome, je me suis intéressé à divers aspects de ce projet. J’ai commencé par du déboguage et du développement. C’est ainsi que je devins responsable de certains modules de l’environnement Gnome (pas toujours activement, malheureusement, car c’est un travail assez fastidieux). Actuellement, je suis le responsable de l’équipe de parution de Gnome. Je suis également président de la fondation Gnome, ce qui signifie tout simplement que j’y préside le conseil d’administration, mais c’est plus classe de dire que je suis le Président. (ndt dans la version originale, Vincent Untz fait ici un jeu de mot sur sa fonction, malheureusement intraduisible en français …)

L’équipe de parution du projet Gnome s’assure que la partie technique avance sûrement et efficacement et que les nouvelles versions sortent à temps, tout en préservant le niveau de qualité attendu par le public.

La fondation Gnome est une organisation à but non lucratif qui soutient le projet.

heise Open : Avec la version 3.0 — attendue par de nombreuses personnes, une nouvelle ère se dessine pour Gnome. L’expérience utilisateur, un des domaines les plus importants, connaîtra certains changements. Le bureau Gnome actuel est, tant par son apparence que par son usage, très traditionnel. Comment comptez vous changer la vision de l’utilisateur avec de Gnome 3 ?

Vincent Untz : Je n’irais pas jusqu’à dire que le changement était attendu depuis longtemps. Gnome — dans sa forme actuelle — n’est pas parfait, mais nos utilisateurs sont satisfais du fonctionnement de ce bureau, qui n’a cessé de s’améliorer au fil des années. Si on compare Gnome 2.0 à Gnome 2.26 ou Gnome 2.28, on observe des différences énormes. Entre-temps, il y a eu énormément d’évolutions technologiques, rappelez-vous l’avant HAL et DeviceKit …

Cela dit, il est vrai que l’expérience utilisateur de Gnome n’a pas fondamentalement évoluée au cours du cycle des 2.x. Les panneaux, la méthode de lancement des applications et la gestion des fenêtres sont globalement inchangés. La communauté apprécie le travail que nous faisons. Nous avons acquis beaucoup d’expérience depuis Gnome 2.20, ceci nous permet d’améliorer Gnome, qui devient à même d’aider davantage de personnes à réaliser ce qu’elles souhaitent ; et ce que souhaitent les utilisateurs, ce n’est pas utiliser un environnement de bureau, mais ils veulent surfer sur le Web, lire leur courrier électronique, discuter avec des amis, écouter de la musique, écrire des lettres ou de créer des éléments divers et variés …

C’est ça notre but ! Nous voulons faire un environnement de bureau demandant moins d’attention, en le rendant plus intuitif et facile à utiliser, afin que l’utilisateur puisse se concentrer sur ce qui est important à ses yeux. Cela peut ressembler à un bête « Nous allons faire davantage, mieux et plus vite », mais nous sommes plutôt confiants quant aux réelles améliorations qu’apporteront les modifications de l’environnement, à l’instar — par exemple — du nouveau Shell.

Nous voulons aussi un bureau plus esthétique !


Une utilisation intuitive grâce à Gnome Shell et Zeitgeist

heise open : Comment Gnome Shell et Gnome Zeitgeist vont-ils changer la façon dont les gens travaillent sur leurs ordinateurs de bureau ?

Vincent Untz : Gnome Shell représente à lui seul un changement majeur par rapport à Gnome 2.x. Comme une coquille (ndt en anglais, coquille se dit shell ; Vincent Untz fait ici un nouveau jeu de mot) de l’environnement de bureau, il constitue la base de l’interface utilisateur. C’est là que commencent toutes vos activités, ou que vous en changez …


À première vue, un bureau basé sur Gnome Shell ne semble que légèrement différent. On retrouve un panneau en haut de l’écran, qui contient une zone de notification, une horloge, des informations sur les applications au premier plan, ainsi qu’un bouton Activités. Ce dernier bouton active une vue d’ensemble, où vous pouvez lancer une application, ouvrir un document, etc. ; c’est ce que nous appelons des activités.
Cette vue d’ensemble des activités permet d’atteindre un objectif : elle autorise l’utilisateur à réaliser ce qu’il souhaite. Le Shell assure un suivi des actions réalisées, facilitant et accélérant l’exécutions de nouvelles activités.

Le mode Aperçu assure la gestion des fenêtres ouvertes et des bureaux virtuels, directement dans Gnome Shell. Vous pouvez ouvrir sur le bureau de votre choix, des applications mais aussi des documents. Les espaces de travail permettent d’organiser contextuellement les fenêtres, bien que leur utilisation reste difficile à appréhender pour un novice — les nouveaux utilisateurs trouvent généralement ce concept compliqué. Nous espérons que cette fonctionnalité sera plus facile à comprendre et à utiliser avec l’ajout et la suppression dynamique des bureaux virtuels.

Un autre changement majeur réside dans le fait que Gnome Shell soit centré sur les applications, en opposition au système actuel basé sur les fenêtres. Tous les avantages de Gnome 3.0 ne seront pas forcément évidents, mais l’idée de base consiste à éviter de relancer une application déjà ouverte. Sont également présentées à l’utilisateur les actions en cours d’une application, il est donc facile — par exemple — de basculer d’un document à un autre, au sein d’un même programme.

Enfin, nous voulons rendre le système de notifications moins intrusif, de sorte qu’il ne distraie pas l’utilisateur de son occupation, tout en lui permettant d’y réagir plus facilement ; en offrant — par exemple — de répondre à un message instantané directement dans la notification.

Ce qui a motivé le projet Zeitgeist, c’est la difficulté actuelle de retrouver des documents spécifiques sur un ordinateur. Si le document est un fichier, au sein de l’ensemble du système de fichiers, il est nécessaire de se rappeler du chemin complet d’accès au dit document. Il est plus simple de rechercher par libellé, par date ou par rapport à un autre document (ex. au moment ou je travaillais sur ce tableau, j’écoutais ces balados …)

Zeitgeist est un projet en gestation, il est très difficile de trouver la bonne manière de présenter et de rechercher les informations qu’il stocke. Nous avons déjà un prototype qui fonctionne et certains travaillent déjà à l’intégration de ses fonctionnalités dans Gnome Shell.


La philosophie de Gnome: Ergonomie

heise open : Gnome est souvent critiqué pour son manque d’options de configuration. Sera-t-il plus facile à l’avenir de modifier la configuration du bureau, ou les utilisateur devront-ils continuer à utiliser gconf-editor et gconftool ?

Vincent Untz : Pour ce cas, je pense qu’il est important de préciser notre philosophie. Ce n’est pas que nous ne nous soucions pas des besoins ou des envies des utilisateurs. Au contraire ! Nous voulons que Gnome dispose des meilleures interfaces graphiques, mais il s’avère que proposer trop d’options a tendance à perturber l’utilisateur et n’entre donc pas dans nos objectifs.

GconfC’est pour cette raison que nous n’offrons pas de modifier tous les paramètres ; du moins pas dans l’interface utilisateur. Il est vrai que certaines options — sous-utilisées ou trop avancées — ne peuvent être modifiées que par gconf.

Notre philosophie à ce propos n’a pas changée. Cela ne veut pas dire que ces options doivent rester cachées à jamais. Je crois qu’un outil de configuration dédié à une modification facile de ces options a sa place. Il ne doit pas être bien difficile de développer un tel logiciel et je suis sûr qu’il serait accueilli avec beaucoup d’enthousiasme.

heise open : Gnome s’est toujours beaucoup concentré sur l’ergonomie et l’accessibilité. Pensez-vous que celles-ci seront victimes des nouvelles fonctionnalités de Gnome 3.0 ? Je pense à KDE 4.0, paru en janvier 2008, qui était impressionnant mais ne convenait pas à une utilisation en production.

Vincent Untz : Nous ne voulons pas que Gnome 3.0 sorte s’il n’est pas prêt. Toutes les versions de Gnome 2.x étaient stables et nous en somme fier. Nous ne voulons pas perdre cette réputation.

Nous voulons que Gnome 3.0 sorte en mars 2010, mais si ce n’est pas réalisable — pour les raisons sus-dites, nous ne voyons aucun problème à repousser l’échéance à septembre 2010. C’est une décision que nous prendrons en novembre, lorsque nous nous assureront d’être en bonne voie, via l’examen des modules. Si mars n’est pas réaliste, Gnome 3.0 sortira à l’automne.

Bien entendu, Gnome Shell modifiera beaucoup l’expérience utilisateur. Lors de changements aussi importants, il y a toujours des mécontents qui trouvent l’ancienne version de meilleure qualité. Cependant ce ne sera pas parce que la nouvelle version est mauvaise que ces gens seront mécontents, mais à cause de leurs habitudes (il pourrait y avoir de petites régressions ici et là, il y en a toujours avec le développement logiciel, mais une régression majeure serait disqualifiante pour cette version). Pour nous, rendre Gnome 3.0 si bon que les gens lâcheront leurs habitudes sans hésiter est un défi. Nous souhaitons aussi conserver quelque temps l’apparence de Gnome 2.x en option.

Je tiens aussi à souligner que les outils d’accessibilité sont en cours de réécriture. Ils seront basés sur D-bus, en lieu et place d’ORBit et seront donc utilisables dans d’autres environnement de bureau, en particulier KDE. C’est une mission importante et qui avance bien. Les testeurs sont les bienvenus !

heise open : A qui est destiné Gnome ? Pensez-vous que Gnome soit aussi bon pour les débutants que pour les habitués de Linux (ndt le terme exact étant GNU/Linux) ?

Vincent Untz : Je ne crois pas qu’il y ait de différence fondamentale entre un débutant et un utilisateur expérimenté. Ces deux catégories de personnes utilisent leur ordinateur pour exécuter des tâches spécifiques. Vous pouvez trouver des utilisateurs de Gnome heureux dans chez les débutants et chez les habitués.

Nous développons Gnome pour la majorité et nous le faisons en créant une interface intuitive et agréable contre laquelle ils n’ont pas à se battre. Gnome est flexible, ce qui explique qu’il s’adapte aussi bien à des tâches familiales, qu’à un travail de bureau. Le fait que nous visions la grande majorité des utilisateurs de Linux explique aussi pourquoi la régionalisation et l’accessibilité sont si importantes pour nous.

Bien entendu il y a des gens qui, pour diverses raisons, ne sont pas satisfais de Gnome. Ça n’est pas un problème : nous ne pouvons pas convenir à tout le monde et nous le comprenons. Heureusement, il y a d’autres environnements de bureau comme XFCE ou KDE, avec des aspects différents et des philosophies différentes. Ce sont de bonnes alternatives pour les personnes qui ne veulent pas utiliser Gnome.


Gnome et les miniportables (netbooks)

heise open : Gnome est il adapté aux petits écrans ? C’est l’avenir. Y-aura-t-il une détection automatique des petits écrans, de sorte que l’utilisateur n’ait même pas à modifier la taille des ses polices ?

Vincent Untz : C’est l’un des objectifs de Gnome Shell : nous voulons qu’il fonctionne aussi sur les petits écrans, sans qu’il y ait de gros changements à opérer.

Reprenons l’exemple des polices. Je ne pense pas qu’il y ait de solution d’auto-détection magique pour changer leur taille. En effet, de nombreux facteurs sont à prendre en compte. En dehors de la taille de l’écran, il faut considérer sa résolution, ainsi que les goûts et la perception de l’utilisateur. Un écran où tout est si petit qu’on peut à peine le lire n’est pas non plus agréable. Néanmoins, c’est un sujet sur lequel nous pourrions nous pencher à l’avenir.Icône du logiciel Cheese

Plus généralement, une équipe de Gnome travaille déjà pour adapter chacune des applications aux miniportables. Pour l’exemple, notre lecteur d’images Eye of Gnome et l’application dédiée aux webcams Cheese disposent en natif, dans Gnome 2.28, d’un mode pour les miniportables ; et même si ici-et-là il y a encore quelques défauts, nous sommes en bonne voie et Gnome fonctionne très bien sur les miniportables.

Heise open : Question inverse : comment Gnome tire-t-il parti des écrans plus larges ?

Vincent Untz : Je pense que Gnome fonctionne déjà très bien sur ce type d’écrans. Le problème principal vient de la maximisation des fenêtres, qui deviennent tout simplement trop grandes. Organiser les fenêtres en mosaïque peut être une solution ; il y a même des outils dédiés, comme WinWrangler qui effectue simplement ce type d’actions. Nous avons prévu d’implémenter ce genre de fonctionnalités dans Gnome Shell, mais ce n’est pas encore prêt, pour autant que je le sache.


Gnome et les mobiles

Heise open : Que devient Gnome Mobile ? Où trouve-t-il sa place parmi des projets tels que Moblin ou Android ?

Vincent Untz : Gnome Mobile se porte bien ! La plate-forme de Gnome sert à divers systèmes, non seulement sur des distributions de bureau Linux, mais aussi sur Maemo et Moblin, que ce soit avec des GPS ou du matériel médical. Gnome Mobile est déjà utilisé avec de nombreux produits, et le sera encore plus à l’avenir.

Gnome Mobile a deux visages :

  • C’est un forum (dans le sens lieu de débat et non forum Web) dans lequel les entreprises peuvent coopérer, alors qu’en dehors elle sont en compétition. Nous ne l’avions pas prévu, mais il apparaît que les entreprises avaient véritablement besoin d’une zone neutre pour discuter technique.
  • C’est une compilation logicielle que les entreprises peuvent utiliser pour créer une plate-forme complète pour leur matériel. Avec Gnome Mobile, nous ne nous positionnons pas comme un fournisseur de plateforme finie — à l’instar de Moblin ou d’Android, mais comme des pionniers ; c’est pour cela que nous ne sommes pas en concurrence avec ces systèmes et qu’au contraire, nous essayons de travailler avec eux.

Nous n’avons pas de relations directe avec Android, mais nous travaillons très étroitement avec Moblin. De nombreuses personnes travaillant sur Moblin viennent de la communauté Gnome et ces plateformes ont beaucoup en commun. Saviez-vous que Moblin était basé sur Mutter, tout comme Gnome Shell ? De même, nous sommes relativement proche des développeurs de Maemo qui travaillent avec nous depuis longtemps.


Nettoyage de printemps

heise open : Gnome 2 est sorti en 2002. Depuis, une grande quantité de code devenu inutile a certainement été accumulée. La prochaine version majeure serait une bonne occasion de se débarrasser des bibliothèques et des APIs (interfaces de programmation) obsolètes. Quels sont vos projets ?

Vincent Untz : Bien évidemment, Gnome 3.0 est une bonne occasion de purger notre environnement et de définir des stratégies cohérentes. En fait, nous avons même déjà commencé en déplaçant certaines APIs (depuis libgnomeui vers GTK+) et en arrangeant certains ensembles. Un bon exemple est la réécriture de gnome-vfs, qui nous a mené à la création de gvfs, de la bibliothèque Gio et au nouveau système de fichiers virtuels.

Nous allons supprimer les bibliothèques obsolètes de la plateforme Gnome et si elle ne sont plus nécessaires à Gnome, nous allons cesser de les publier en tant que part du système. Il est évident que des personnes continueront de travailler avec ces bibliothèques, si elles en ont besoin. C’est le principe du libre, ce n’est pas parce que quelque chose ne fait plus partie de Gnome que sa fin est inéluctable !

Pour ce qui est des librairies restantes, nous allons retirer les APIs obsolète de Gnome 3.0, à moins quelles ne soient très utilisées.

Pour ce faire, nous avons mis en place le plan de nettoyage « A bas le codage douteux ». Nous allons procéder étape par étape. Gnome 2.28 bénéficie déjà de ce travail. Gnome ne dépend déjà presque plus des composants libgnome, libgnomeui et gnome-vfs. Aussi, si vous retirez les panneaux et les appliquettes, la librairie Bonobo disparaît pratiquement.

Bien entendu, de nombreuses applications de Gnome ne font pas officiellement partie de l’environnement de bureau. La plupart d’entre elles continueront de fonctionner ; les bibliothèques que nous retirons de notre plateforme restent disponibles et les versions antérieures des bibliothèques, ainsi que leur APIs dépréciées, devront être installées en parallèle.

Bien entendu, nous encourageons les développeurs à adapter leurs applications à la nouvelle plateforme et à ne plus utiliser les APIs obsolètes. Nous l’avons nous même fait pour Gnome et nous avons veillé à améliorer nos logiciels. Les avantages de cette démarche sont d’avoir moins code source, moins de bogues et de faciliter l’ajout de nouvelles fonctionnalités.


De nouvelles technologies

heise open : De nouvelles technologies et APIs vont aussi voir le jour. GTK+ 3.0, bien qu’encore loin, pointe aussi à l’horizon. Comment le projet Gnome va-t-il gérer ces nouveaux développements ?

Vincent Untz : Une grande partie du développement de Gnome 3.0 consistait à définir ce que nous voulions faire de notre plateforme. Comme je l’ai dit précédemment, nous retirons les APIs obsolètes. Pour ce qui est des nouvelles technologies, nous nous sommes aussi préparés à les intégrer. Je pense spontanément à Clutter et à gobject-introspection. Tous ces changements sont prévus depuis plusieurs versions et notre communauté a déjà réfléchit aux nouvelles technologies qu’elle souhaite intégrer.

Le plus dur reste donc d’assurer une bonne épuration de la plateforme Gnome, avant de commencer à utiliser les nouvelles technologies. Mais ce n’est pas si difficile que çà, car la plupart des gens sont très enthousiasmés par ces nouveautés.

heise open : Les bases de certaines nouveautés Gnome 3.0 sont déjà inclues dans Gnome 2.28. Je pense à Mutter, basé sur une association de Clutter et de Metacity, qui est le fondement de la nouvelle gestion des fenêtres. À quels autres changements avant-coureurs de Gnome 3.0 peut-on s’attendre dans Gnome 2.28 ?

Vincent Untz : En effet, Gnome 2.28 est souvent considéré comme une étape majeure vers Gnome 3.0. Les développeurs, qui travaillent sur les nouveaux modules que nous espérons intégrer à Gnome 3.0, proposent déjà des pré-versions. Vous pouvez donc tester ces nouveautés qui représentent en partie l’avenir de Gnome.

Ce qui est intéressant avec Mutter, ce fork de Metacity, ce n’est pas tant la gestion des fenêtres ; mais c’est que Gnome Shell se base sur Mutter pour garantir une expérience utilisateur totalement nouvelle. Pour exemple, Gnome Shell peut déjà être testé sur Fedora (ndt et sous la bêta d’Ubuntu Karmic Koala 9.10). C’est la cas aussi pour Zeitgeist, ainsi que pour certains jeux Gnome qui ont vraiment progressé. De nombreux jeux ont été adaptés à Clutter et sont maintenant codés en Javascript.

Un gros travail d’assainissement a déjà été effectué sur notre plateforme, afin de disposer d’une Gnome 2.28 épurée avant d’y intégrer les modules de Gnome 3.0. Bien que ce travail ne soit pas directement visible, il amène une plus grande cohérence entre les différentes applications, tout en utilisant moins de bibliothèques, ce qui augmente l’attrait de Gnome auprès les développeurs. La plateforme de Gnome propose déjà un écosystème dynamique aux applications qu’elle héberge et toutes ces améliorations profiteront aussi à ces mêmes applications.

heise open : Une dernière question : Le projet KDE semble se diriger vers le « Bureau social », avec un système de géolocalisation. Les premières évolutions allant dans ce sens seront disponibles dans KDE 4.3, qui sortira en août. Gnome prépare-t-il quelque chose de similaire ?

Vincent Untz : Nous ne parlons pas vraiment de « Bureau social » pour Gnome (je pense même que certaines personnes n’aiment pas ce terme) mais nous intégrons des fonctions similaires. La géolocalisation et la connexion à certains services Web son autant d’exemples des efforts techniques fournis par les développeurs de Gnome. Vous pouvez déjà localiser vos contacts avec le logiciel de communication instantanée Empathy, ou encore définir des géolabels sur vos photos. Depuis un certain temps, vous pouvez aussi visionner les vidéos Youtube directement depuis Totem.

L’équipe de Gnome s’intéresse aussi à l’intégration des services en ligne courants au sein même des applications Gnome. À ce propos, la version 2.28 représente déjà une nette évolution et je suppose que cette tendance va se poursuivre.

Les petites nouvelles du samedi (n°3)

Ubuntu et IBM en Afrique

IBM et Canonical ont annoncé – lors du dernier salon IDF – leur intention de proposer des netbook basés sur la distribution Ubuntu et une suite logicielle IBM pour le continent Africain.

Ce package est constitué de la messagerie électronique Lotus Live, de logiciels de traitement de texte et de feuilles de calcul, ainsi que d’outils de communication unifiés et de réseaux sociaux.

Le but affiché par IBM est de contrer l’offensive de Microsoft sur le continent. Cette solution permettrait ainsi de proposer des solutions complètes et sans limitation à bas prix, contrairement à Microsoft qui bride souvent sa gamme pour justifier un prix plus faible.

Ubuntu Moblin Edition

Toujours à l’IDF, Intel a annoncé, en partenariat avec Canonical et Dell, l’arrivée de netbooks basés sur la technologie Moblin, avec pour base la distribution Ubuntu. L’avantage ici, serait de proposer une solution peu coûteuse, performante et supportée par Canonical. Une bonne opportunité de démocratiser ces solutions, même si elle vise pour le moment les utilisateurs avertis et/ou les développeurs qui souhaitent travailler sur cette plateforme.

Des nouvelles de Zeitgeist

Zeitgeist continue son bonhomme de chemin. Une des interfaces proposé pour l’utilisation de l’API Zeitgeist continue d’évoluer, avec le support de l’équipe expérience utilisateur d’Ubuntu.

Gnome Zeitgeist

Le moteur s’améliore encore et on s’approche de la sortie de la version 0.3, qui devrait apporter de nombreuses améliorations, avec la prise en compte du temps passé sur chaque document et application. La pertinence des résultats a aussi été bonifiée, et l’ensemble interagit mieux avec le gestionnaire d’archivage Tracker. Enfin, les premiers éléments du bureau sémantique – comme pour le projet Nepomuk – ont été mis en place.

Thunderbird 3 bêta 4

La bêta 4 de Thunderbird 3 est de sortie.
Totalement écrasé par le développement son grand frère Firefox, ce client de messagerie avance difficilement, mais avance.
Cette bêta 4 propose donc quelques nouveautés :

  • L’interface graphique et l’ergonomie ont été revues
  • Les recherches peuvent se faire via 6 filtres différents
  • Les onglets font leur apparition (fini les fenêtres multiples)
  • Un gestionnaire de greffons similaire à celui de Firefox a été intégré

Cette nouvelle version de Thunderbird devait initialement sortir début 2009, sortie qui – à l’instar de celle de Firefox – avait été repoussée. Depuis, aucune date officielle n’a été avancée et de nombreuses rumeurs courent sur un abandon éventuel du projet …
Affaire à suivre.

Ubuntu 10.04 Lucid Lynx LTS sans GNOME 3.0

Tout le monde – ou presque – attendait une Lucid Lynx 10.04 qui chamboulerait les habitudes en intégrant Gnome 3 … Raté !
Mark Shuttleworth a surpris en annonçant sa volonté de tirer le meilleur parti de Gnome 2 pour la future LTS.
Un peu décevante, cette annonce est cependant logique. Gnome 3 apportera de nombreuses nouveautés et leurs lot de bogues inévitables. Une version de long support ne peut se permettre de se traîner une nouveauté bancale pendant 3 ans. La sagesse incite donc à reporter l’intégration de la future version de Gnome à Ubuntu 10.10, pour proposer une LTS d’une stabilité à toute épreuve.

Vala 0.7.6

Vala est un langage de programmation orienté objet, adapté à Gnome et à GTK+. Bien qu’encore perfectible, ce nouveau langage d’interfaçage avec C s’approche de la maturité.
Ainsi, cette nouvelle version améliore le support des fonctions de rappel, des closures et des méthodes asynchrones des serveurs D-Bus.

Rumeur : une nouvelle interface graphique pour Gimp 2.8 ?

M+M Works, une société spécialisée dans l’ergonomie des logiciels libres, réfléchit très sérieusement au futur de l’interface graphique du célèbre logiciel de manipulation d’images GIMP.
La problématique est la suivante : de nombreuses personnes (environ 1 sur 2) demandent une interface mono-fenêtre pour GIMP. Il est vrai que si le multi-fenêtre n’est pas gênant sous GNU/Linux ou MacOS, il reste très handicapant sous Windows et peut, de toutes façons, être déstabilisant pour l’utilisateur.
Afin de ne flouer personne, M+M Works a donc réfléchi à une interface qui serait utilisable à la fois un mono et en multi-fenêtres :

Une nouvelle interface pour GIMP

M+M Works semble même prête à développer elle même cette nouvelle interface et souhaite le faire au plus vite.
L’affaire reste en suspens en attendant la réaction des développeurs de GIMP.

Zeitgeist – Une nouvelle expérience utilisateur

Comme vous le savez sûrement, les développeurs de GNOME sont en ébullition depuis quelques mois, préparant la sortie de leur environnement en version 3. Dans cette optique, de nombreux projets sont à l’œuvre. Outre l’épuration des bibliothèques obsolètes, l’inclusion de GTK 3.0 ou encore l’arrivée imminente du révolutionnaire GNOME-Shell, un petit projet fait son bout de chemin et prépare – mine de rien – un sacré chamboulement dans la façon d’accéder à ses données : Zeitgeist.

Qu’est ce que Zeitgeist exactement ?

Pour partir sur de bonnes bases, commençons par expliquer ce que Zeitgeist n’est pas … Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le but de Zeitgeist n’est pas de remplacer l’organisation hiérarchique des fichiers. Il ne peut donc pas remplacer l’explorateur classique de votre environnement, que ce soit Nautilus (pour GNOME), Dolphin (pour KDE) ou encore Thunar (pour XFCE) …

En fait, Zeitgeist est – en quelques sorte – une surcouche de la hiérarchie de fichier, amenant la réduction de la navigation au sein des dossiers. C’est une alternative au système classique de tri, qui permet de retrouver ses fichiers plus facilement, quel qu’en soit le type (odt, pdf, avi, etc.).
Actuellement, si vous souhaitez accéder à un fichier particulier, vous devez passer par votre explorateur de fichiers et naviguer dans vos dossier, jusqu’à dénicher l’objet de vos recherches. Mais voilà, Zeitgeist, lui, propose de s’appuyer sur l’ordre chronologique des données que vous avez enregistré sur votre ordinateur personnel.
Faisons plus simple. Vous connaissez l’option « Récemment utilisé », présente dans beaucoup de logiciels tels que GIMP, Openoffice.org ou encore Gedit ? Eh bien Zeitgeist se propose de généraliser cette méthode à l’ensemble de votre système !
L’un des buts principaux est donc d’enrichir les éléments d’information contextuels, en fonction de l’utilisation que vous faites des vos données personnelles. Il va ainsi construire une histoire à votre machine, que ce soit avec vos dossiers, vos applications et éventuellement avec les différents périphériques que vous rattacherez à votre ordinateur.

Une nouvelle expérience utilisateur

L’ambition n’est donc plus de répondre à la question Où ?, mais plutôt à la question Quand ?. Les développeurs de Zetgeist tentent ainsi de proposer une nouvelle façon d’aborder l’informatique personnelle, en répondant aux questions centrales que sont Qu’ai-je fait ? (point de vue rétrospectif), Que fais-je actuellement ? (point de vue actuel, où «actuellement» se révèle être un terme très vague), et Qu’ai-je à prévoir pour l’avenir ? (point de vue prospectif).

Un petit exemple d’utilisation
Imaginez que dans l’après-midi, Sebastien et moi ayons eu une réunion de longue haleine à propos du blog e-node.
De retour chez lui, il souhaite retravailler sur les nombreux documents que nous avons étudié. Malheureusement, ce petit étourdit n’est pas très organisé … Pas de problème ! Il ouvre tout simplement GNOME Zeitgeist et fait une recherche des fichiers récemment utilisés. Et si jamais il se rend compte qu’il a aussi oublié le nom du site Web qu’il visitait hier, il regarde tout simplement la liste des sites Web journalisés et clique dessus !

Mais les développeurs de Zeitgeist ne s’arrêtent pas à la simple question Quand ? !
Ils veulent améliorer l’expérience utilisateur en lui permettant de filtrer leurs données par :

  • Type de données
  • Source
  • Heure
  • Nom
  • Signets
  • Données relatives
  • Commentaires
  • Lieu d’utilisation (GPS)

GNOME Zeitgeist

Dans l’exemple ci-dessus, nous avons parlé de GNOME Zeitgeist. GNOME Zeitgeist est tout simplement l’application graphique dédiée à GNOME, permettant d’utiliser le logiciel Zeitgeist. En effet, Zeitgeist n’est qu’un moteur de classification et d’accès, mais pour que ce moteur devienne utilisable, il faut que chaque environnement propose un programme qui l’utilisera efficacement.

Pour faire un parallèle facile, un moteur de voiture seul ne sert pas à grand chose … En revanche, si vous associez à ce moteur une carlingue de voiture, vous pourrez avancer. Dans notre cas, Zeitgeist est le moteur et GNOME Zeitgeist la carlingue, mais on pourrait tout aussi bien utiliser indifféremment une carlingue KDE, XFCE ou autre !

Toujours est-il que GNOME Zeitgeist est bien avancé et devrait être prêt pour la sortie de GNOME 3. Une pré-version sera même très probablement disponible sous GNOME 2.28 !

Afin de se rendre compte plus facilement de ce qu’il est possible de faire avec GNOME Zeitgeist, une vidéo est disponible sur le site Web de l’environnement GNOME :

Voir la vidéo en OGV

GNOME 3 est en chargement, veuillez patienter …

Avec GNOME Shell et GNOME Zeitgeist, les développeurs du projet GNOME veulent offrir à l’utilisateur un expérience nouvelle de leur environnement informatique. Gageons que le jeu en vaudra la chandelle !
Il ne nous reste donc plus qu’à attendre cette petite révolution. Encore 8 mois avant la sortie de GNOME 3, le temps va être long …

Sources :
Seilo @ Geeky Ogre
Gran Canaria Desktop Summit
GNOME : GNOME Zeitgeist