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Linux : KMS, Kernel-based mode-setting

Une des grandes nouveautés des toutes dernières versions du noyau Linux, c’est l’inclusion du procédé KMS.

Ce procédé est souvent présenté comme le Saint-Graal du démarrage sous Linux.
LE « machin » qui va permettre un démarrage au moins aussi rapide que l’éclair, qui va empêcher les trucs, permettre de faire des bidules et qui, comble du bonheur, va rendre possible la création d’animations de démarrage si jolies, que même tata Michu va abandonner Windows Live Messenger pour passer à GNU/Linux !
Vous l’aurez compris, KMS c’est la révolution, la chose que tout le monde attendait, même si au fond, personne ne sait ce que c’est …

Alors KMS? qu’est-ce que c’est ?

KMS est l’abréviation de Kernel-based mode-setting (aussi appelé plus simplement mode-setting), ce qui signifie Mode de Gestion basé sur le Noyau. Pour être plus clair, on peut dire que c’est un procédé qui permet de gérer l’affichage directement via le noyau Linux.

Historiquement, c’est le noyau Linux qui gère le pilote graphique lors du boot, jusqu’à ce que le serveur X se lance et prenne les choses en mains. Ce fonctionnement n’est que peu optimisé, puisque le pilote est chargé deux fois et que deux éléments distincts le prennent en charge …
Avec KMS, c’est uniquement le noyau qui gère le pilote. Ceci permet de lancer des services graphiques – tel que l’outil de boot graphique plymouth – dès la phase de démarrage de l’ordinateur, indépendamment du serveur X. De plus, comme le pilote graphique n’est plus géré que par le noyau, les transitions entre les différents services d’affichage se font de façon fluide, presque imperceptible.

Mais concrètement, ça fait quoi ?

Vous l’avez compris, la gestion des pilotes graphiques par le noyau change radicalement la façon de gérer l’affichage. Au delà d’une simplification et d’un allègement des services, de nombreux avantages seront directement perceptibles pour l’utilisateur :

  • L’image ne « sautera » plus lors de la phase de démarrage de l’ordinateur ou en cas de changement d’utilisateur.
  • La mise en veille du matériel sera bien meilleure, car indépendante du BIOS (dont les spécifications sont la plupart du temps tenues secrètes, ce qui complique la tâche des développeurs du noyau Linux et du serveur graphique X.Org).
  • L’interface graphique est conservée et ce même en cas de plantage du serveur graphique X.Org. Ceci permettra une expérience de déboguage améliorée par l’affichage graphique des messages d’erreur et facilitera donc le travail des développeurs (nda. enfin le « blue screen of the death » sur nottre bon vieux GNU/Linux !)
  • Le serveur X n’a plus à gérer le pilote et peut enfin tourner sans les privilèges root pour se concentrer sur l’affichage (procédé NRX pour « No-Root X »), ce qui accroit sensiblement la sécurité.
  • L’amélioration (à venir) du terminal virtuel.

Mais qu’est-ce qu’on attend ?!

Le problème avec KMS, c’est qu’il faut recoder tous les pilotes des cartes graphiques pour qu’ils prennent en charge ce nouveau mode d’affichage.

Pour les pilotes intel ou les autres drivers libres : aucun problème ; la société Intel et la communauté s’occupent de modifier le code pour rendre possible l’utilisation de KMS.
Pour les pilotes propriétaires, c’est une autre paire de manche … En effet, seules les sociétés éditrices de ces pilotes peuvent modifier leur code pour baser l’affichage sur le noyau. Au jour d’aujourd’hui, Nvidia n’a toujours pas communiqué sur ce sujet – et ne semble pas disposé à le faire NVidia a déjà pris sa décision et n’implémentera pas KMS dans ses pilotes pour des raisons de licence ; la seule lueur d’espoir semble donc émaner du pilote libre NouVeau qui a encore bien du chemin à faire … De l’autre côté, les développeurs d’AMD commencent tout juste à travailler à implémentation de KMS.

Cela dit, les chanceux qui possèdent un chipset graphique Intel ou une carte graphique bien gérée par le driver Radeon, auront toute de même la joie de découvrir KMS avec la future version d’Ubuntu !

Pour conclure

Finalement, KMS n’est qu’un retour à la normalité … En effet, depuis toujours, tous les pilotes sont gérés par le noyau Linux, seul le pilote graphique faisait exception. C’est donc la fin de cette « aberration » et le pilote est enfin géré par le noyau, ce qui aurait dû être fait depuis le début …

Mais bon, comme dit le proverbe « Mieux vaut tard que jamais » …

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GRUB 2

Avec l’Alpha 2 de Karmic Koala, le tant attendu GRUB 2 est arrivé.

En tant que remplaçant du bon vieux GRUB 1 (dixit GRUB Legacy), il permettra de nombreuses améliorations techniques et offrira une meilleure compatibilité avec les ordinateurs récents.

De belles promesses en perspective !

Pour le moment, sous Ubuntu, Grub 2 ressemble à ceci :

Grub 2

Ce n’est ni plus ni moins que la version de base (non-personnalisée) de GRUB 2 et comme nous l’explique nizarus sur son blog, il est possible de le personnaliser pour le rendre plus agréable.

Bien entendu, l’équipe d’Ubuntu ne compte pas garder cette version basique, mais souhaite y apporter des améliorations significatives, et ainsi respecter la parole du « grand Mark » (Mark Shuttleworth, directeur de Canonical) qui nous a annoncé un boot « sexy ».

Au menu des réjouissances nous avons :
- La disparition du menu du GRUB, qui passera en mode « silencieux » et n’apparaîtra que sur demande de l’utilisateur, via un raccourci clavier.
- La possibilité de crypter les disques, de manière efficace et totale, via KMS, avec une gestion transparente pour l’utilisateur.
- L’arrivée d’un thème uniforme pour le chargement de l’OS : du GRUB jusqu’au GDM. Ceci grâce au travail fait sur le temps de boot qui devrait permettre d’avoir un serveur X totalement opérationnel au bout de 3 seconde ( sur un Dell mini 9)

Des propositions intéressantes …

Le thème fait actuellement l’objet d’un travail graphique, auquel il est possible de participer en faisant des propositions qui pourront inspirer l’équipe chargée de ce thème (à voir ici)

Il est possible de visionner une maquette de chargement sur youtube :
Grub 2 avec ubuntu 9.10

Image d’une des maquettes :
grub

Cet Artwork n’est qu’une proposition, mais il donne un aperçu de ce qu’il est possible de faire avec le nouvel ensemble d’initialisation de l’ordinateur. La vidéo montre un boot de 15 seconde, ce qui s’approche du temps visé pour les futures version d’Ubuntu.

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Objectif : Karmic Koala…

Ubuntu UDS Karmic

Quelques indices commencent à filtrer sur la prochaine version d’Ubuntu.

Il a déjà été dit, pour cette version estampillé 9.10, que l’équipe Ubuntu continuerait à travailler sur la rapidité de boot, en utilisant le nouveau KMS. Ce qui est nouveau en revanche, c’est qu’il est fort probable que Plymouth ne soit finalement pas intégré au projet …
En effet, seuls les drivers Intel supportent pleinement KMS. Et bien qu’ATI travaille sur des drivers gérant KMS, ceux-ci pourraient ne pas être prêt à temps, sans compter qu’NVIDIA n’a toujours pas pris la peine de communiquer sur ce sujet ( pour plus de détails, voir cet article en anglais ici).

Il a aussi été annoncé une l’intégration des services de « Cloudcomputing » au niveau utilisateur, avec l’intégration d’outils de microbloging. De même, la version finale de Ubuntu One est attendue et permettra le partage et la synchronisation de fichiers sur un serveur distant.
Dans cette optique, le travail d’implémentation d’Eucalyptus à Ubuntu Server continue.

Autre élément en pleine évolution : le système de notifications (introduit dans Jaunty) qui devrait évoluer, notamment avec un panneau de contrôle avancé et la résolution de certains bogues.
Il devrait aussi supporter Firefox et Thunderbird, qui utilisaient jusque là leur propre système.

Enfin un nouveau thème ?

L’une des Arlésiennes : le thème devrait évoluer, sans que ce ne soit pour autant une refonte complète. La constitution de l’équipe chargé du thème a prit du retard comme on peu l’apprendre ici.

D’autres éléments, comme l’intégration de nouveaux drivers Intel plus performants ou le changement du système de gestion des touches « fn », devraient nous apporter un meilleur confort et résoudre de nombreux problèmes (et aussi faire apparaître de nouveaux :) )

Pour plus de détails, il est possible de consulter la liste des « blueprints » du prochain UDS ( Ubuntu developper Submit ), qui se tiendra fin mai à Barcelone.
C’est en effet lors de ce rendez-vous bi-annuel que seront validés – ou non – les différents changements de la prochaine version d’Ubuntu. Une fois ces propositions validés lors de l’UDS, le projet se mettra en branle et l’intégration à Ubuntu commencera.

Le souci de la qualité

Dans ces propositions, on peut noter la place importante que prend le thème de la « qualité », toutes versions d’Ubuntu confondues.
L’une d’elle propose d’élargir l’intégration d’Apport dans Ubuntu, programme qui permet d’automatiser la détection de plantages et de bogues systèmes. Il s’adresse aussi bien aux développeurs – pour les aider à traquer les problèmes – qu’aux utilisateurs, qui peuvent ainsi facilement reporter des bogues, même sans connaissances particulières.

Dans cette liste de propositions on peut voir, en vrac :
- Amélioration du support d’ARM, pour proposer Ubuntu sur les même plateformes qu’Android.
- Possibilité de créer des clés USB bootables, pour d’autres OS Non-lunix.
- Abandon de l’architecture i386 au profit de l’architecture i586/i686.
- Favoriser la création d’un dépôt de paquets en local. Cette option, plus particulièrement dédié aux entreprises, permettrait de personnaliser et d’automatiser les installations. Elle permettrait également de gérer finement la mise à disposition des mises-à-jours dans le parc informatique.
- Meilleure intégration des drivers pour écrans tactiles.
- Mise en place d’une interface unique pour la gestion des logiciels ( installation, update, etc…)..
- Meilleure gestion de l’architecture lpia ( Processeurs Atom ).
- Possibilité de configuration (ou bob) d’Ubuntu One directement lors de l’installation.
- Pendant l’installation du système, integration d’un diaporama présentant les bases de l’utilisation d’Ubuntu.
- Possibilité de création de Live-CD OEM, avec des paquets et des fonctionnalités spécifiques.

Pour clore cet article, voici un lien vers la première Alpha de Karmic Koala !