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Ubuntu : un nouveau diaporama pour l’installation.

L’idée faisait son chemin depuis plusieurs mois, il s’agit de proposer aux utilisateurs un diaporama des fonctionnalités d’Ubuntu pendant l’installation. Les premiers mockups ont été présentés il y a peu au travers d’une vidéo intéressante :

This video was embedded using the YouTuber plugin by Roy Tanck. Adobe Flash Player is required to view the video.

Cliquez ici pour voir la vidéo sur Youtube


Linux : KMS, Kernel-based mode-setting

Une des grandes nouveautés des toutes dernières versions du noyau Linux, c’est l’inclusion du procédé KMS.

Ce procédé est souvent présenté comme le Saint-Graal du démarrage sous Linux.
LE « machin » qui va permettre un démarrage au moins aussi rapide que l’éclair, qui va empêcher les trucs, permettre de faire des bidules et qui, comble du bonheur, va rendre possible la création d’animations de démarrage si jolies, que même tata Michu va abandonner Windows Live Messenger pour passer à GNU/Linux !
Vous l’aurez compris, KMS c’est la révolution, la chose que tout le monde attendait, même si au fond, personne ne sait ce que c’est …

Alors KMS? qu’est-ce que c’est ?

KMS est l’abréviation de Kernel-based mode-setting (aussi appelé plus simplement mode-setting), ce qui signifie Mode de Gestion basé sur le Noyau. Pour être plus clair, on peut dire que c’est un procédé qui permet de gérer l’affichage directement via le noyau Linux.

Historiquement, c’est le noyau Linux qui gère le pilote graphique lors du boot, jusqu’à ce que le serveur X se lance et prenne les choses en mains. Ce fonctionnement n’est que peu optimisé, puisque le pilote est chargé deux fois et que deux éléments distincts le prennent en charge …
Avec KMS, c’est uniquement le noyau qui gère le pilote. Ceci permet de lancer des services graphiques – tel que l’outil de boot graphique plymouth – dès la phase de démarrage de l’ordinateur, indépendamment du serveur X. De plus, comme le pilote graphique n’est plus géré que par le noyau, les transitions entre les différents services d’affichage se font de façon fluide, presque imperceptible.

Mais concrètement, ça fait quoi ?

Vous l’avez compris, la gestion des pilotes graphiques par le noyau change radicalement la façon de gérer l’affichage. Au delà d’une simplification et d’un allègement des services, de nombreux avantages seront directement perceptibles pour l’utilisateur :

  • L’image ne « sautera » plus lors de la phase de démarrage de l’ordinateur ou en cas de changement d’utilisateur.
  • La mise en veille du matériel sera bien meilleure, car indépendante du BIOS (dont les spécifications sont la plupart du temps tenues secrètes, ce qui complique la tâche des développeurs du noyau Linux et du serveur graphique X.Org).
  • L’interface graphique est conservée et ce même en cas de plantage du serveur graphique X.Org. Ceci permettra une expérience de déboguage améliorée par l’affichage graphique des messages d’erreur et facilitera donc le travail des développeurs (nda. enfin le « blue screen of the death » sur nottre bon vieux GNU/Linux !)
  • Le serveur X n’a plus à gérer le pilote et peut enfin tourner sans les privilèges root pour se concentrer sur l’affichage (procédé NRX pour « No-Root X »), ce qui accroit sensiblement la sécurité.
  • L’amélioration (à venir) du terminal virtuel.

Mais qu’est-ce qu’on attend ?!

Le problème avec KMS, c’est qu’il faut recoder tous les pilotes des cartes graphiques pour qu’ils prennent en charge ce nouveau mode d’affichage.

Pour les pilotes intel ou les autres drivers libres : aucun problème ; la société Intel et la communauté s’occupent de modifier le code pour rendre possible l’utilisation de KMS.
Pour les pilotes propriétaires, c’est une autre paire de manche … En effet, seules les sociétés éditrices de ces pilotes peuvent modifier leur code pour baser l’affichage sur le noyau. Au jour d’aujourd’hui, Nvidia n’a toujours pas communiqué sur ce sujet – et ne semble pas disposé à le faire NVidia a déjà pris sa décision et n’implémentera pas KMS dans ses pilotes pour des raisons de licence ; la seule lueur d’espoir semble donc émaner du pilote libre NouVeau qui a encore bien du chemin à faire … De l’autre côté, les développeurs d’AMD commencent tout juste à travailler à implémentation de KMS.

Cela dit, les chanceux qui possèdent un chipset graphique Intel ou une carte graphique bien gérée par le driver Radeon, auront toute de même la joie de découvrir KMS avec la future version d’Ubuntu !

Pour conclure

Finalement, KMS n’est qu’un retour à la normalité … En effet, depuis toujours, tous les pilotes sont gérés par le noyau Linux, seul le pilote graphique faisait exception. C’est donc la fin de cette « aberration » et le pilote est enfin géré par le noyau, ce qui aurait dû être fait depuis le début …

Mais bon, comme dit le proverbe « Mieux vaut tard que jamais » …

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GRUB 2

Avec l’Alpha 2 de Karmic Koala, le tant attendu GRUB 2 est arrivé.

En tant que remplaçant du bon vieux GRUB 1 (dixit GRUB Legacy), il permettra de nombreuses améliorations techniques et offrira une meilleure compatibilité avec les ordinateurs récents.

De belles promesses en perspective !

Pour le moment, sous Ubuntu, Grub 2 ressemble à ceci :

Grub 2

Ce n’est ni plus ni moins que la version de base (non-personnalisée) de GRUB 2 et comme nous l’explique nizarus sur son blog, il est possible de le personnaliser pour le rendre plus agréable.

Bien entendu, l’équipe d’Ubuntu ne compte pas garder cette version basique, mais souhaite y apporter des améliorations significatives, et ainsi respecter la parole du « grand Mark » (Mark Shuttleworth, directeur de Canonical) qui nous a annoncé un boot « sexy ».

Au menu des réjouissances nous avons :
- La disparition du menu du GRUB, qui passera en mode « silencieux » et n’apparaîtra que sur demande de l’utilisateur, via un raccourci clavier.
- La possibilité de crypter les disques, de manière efficace et totale, via KMS, avec une gestion transparente pour l’utilisateur.
- L’arrivée d’un thème uniforme pour le chargement de l’OS : du GRUB jusqu’au GDM. Ceci grâce au travail fait sur le temps de boot qui devrait permettre d’avoir un serveur X totalement opérationnel au bout de 3 seconde ( sur un Dell mini 9)

Des propositions intéressantes …

Le thème fait actuellement l’objet d’un travail graphique, auquel il est possible de participer en faisant des propositions qui pourront inspirer l’équipe chargée de ce thème (à voir ici)

Il est possible de visionner une maquette de chargement sur youtube :
Grub 2 avec ubuntu 9.10

Image d’une des maquettes :
grub

Cet Artwork n’est qu’une proposition, mais il donne un aperçu de ce qu’il est possible de faire avec le nouvel ensemble d’initialisation de l’ordinateur. La vidéo montre un boot de 15 seconde, ce qui s’approche du temps visé pour les futures version d’Ubuntu.

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Point de vue

Voilà plusieurs semaine que je teste Ubuntu Jaunty sur mon ordinateur personnel.

Ceci m’a permit de me forger un avis sur cette future mouture et d’observer les retours d’autres utilisateurs.

Un premier bilan personnel

La première chose notable et agréable, c’est la phase de boot qui a bénéficié d’un travail d’optimisation important. Même si ce ne sont au final que quelques secondes, cette petite différence apporte un confort supplémentaire pour une utilisation quotidienne. Ces efforts devraient bénéficier encore d’avantage aux utilisateurs de netbook, qui disposent de machines peu performantes.

Une évolution graphique

Le thème de l’écran de chargement et de l’écran de connexion a également changé. Plus petit et plus fin, associé à des couleurs sombres sombres, il a aussi été pensé pour une utilisation netbook.
Si les choix esthétiques sont discutable, ils apportent tout de même un air de nouveauté bienvenu et on peu penser que les choses évolueront encore d’ici à la version 9.10 (un peu d’espoir pour les déçus :) ).

Une fois le bureau lancé, on découvre un nouveau fond d’écran. Il n’a esthétiquement rien de spécial, mais a l’avantage de ne pas fatiguer les yeux et d’être agréable à parcourir lorsqu’on cherche ses icônes sur le bureau.
Bref, sobre et efficace.

Le rendu des polices a également été amélioré : elles sont censées s’adapter a la taille de l’écran… Ça ne fonctionne pas toujours correctement, mais on a vite fait de trouver les réglages adéquats.

On a donc une distribution agréable, qui commence à offrir un aspect plus cohérent et homogène (notification, processus d’arrêt, etc.).

Une stabilité accrue

Au niveau de la stabilité, le résultat est également positif avec relativement peu de bogues (même sous des alphas). En effet Le noyaux Linux le 2.6.28 est sorti depuis plusieurs mois, ce qui lui a donné le temps de mûrir (au moment où j’écris cet article, il en est à sa 11eme révision).
Le système a de manière générale bénéficié d’un suivi plus dense…
Les bogues ont la vie dure !

Je pense donc que les personnes qui passeront a Jaunty seront un peu plus tranquilles que lors des migrations précédentes, avec moins de mises-à-jour, particulièrement au niveau du noyau.

Ubuntu commence a récolter les fruits d’une politique de qualité – mise en place l’été dernier – et d’une intégration des nouveautés plus en douceur, ce qui évite à l’utilisateur de se retrouver avec une version « bêta » de différents logiciels pendant 6 mois; le revers de la médaille étant bien sûr qu’on ne dispose pas des dernières version de logiciel ou des dernières nouveautés …

Cette politique me paraît raisonnable. Ubuntu a pour objectif de se rendre accessible aux plus grand nombre et il est important de trouver un bon équilibre entre stabilité et nouveautés.
Notre distribution prend ainsi une place intermédiaire entre une Debian qui privilégie la stabilité et Fedora qui cherche a intégrer les dernières « nouveautés ».