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Le voie vers Gnome 3.0

Cet article est une traduction de « Auf dem Weg zu Gnome 3.0 », écrit par Alexandra Kleijn le 18 septembre 2009 et disponible en version originale sur le site Web heise online.

Entretien avec Vincent Untz, responsable de parution de Gnome

Vincent UntzLa version 2.28 de l’environnement de bureau libre Gnome, doit conduire à sa prochaine édition majeure : la version 3.0, qui sortira — si tout se passe bien — au printemps 2010. heise open a eu l’occasion de discuter avec Vincent Untz, responsable de parution de Gnome.

Heise open : Vincent, quel est votre rôle dans le projet Gnome ?

Vincent Untz : Depuis que j’ai rejoint Gnome, je me suis intéressé à divers aspects de ce projet. J’ai commencé par du déboguage et du développement. C’est ainsi que je devins responsable de certains modules de l’environnement Gnome (pas toujours activement, malheureusement, car c’est un travail assez fastidieux). Actuellement, je suis le responsable de l’équipe de parution de Gnome. Je suis également président de la fondation Gnome, ce qui signifie tout simplement que j’y préside le conseil d’administration, mais c’est plus classe de dire que je suis le Président. (ndt dans la version originale, Vincent Untz fait ici un jeu de mot sur sa fonction, malheureusement intraduisible en français …)

L’équipe de parution du projet Gnome s’assure que la partie technique avance sûrement et efficacement et que les nouvelles versions sortent à temps, tout en préservant le niveau de qualité attendu par le public.

La fondation Gnome est une organisation à but non lucratif qui soutient le projet.

heise Open : Avec la version 3.0 — attendue par de nombreuses personnes, une nouvelle ère se dessine pour Gnome. L’expérience utilisateur, un des domaines les plus importants, connaîtra certains changements. Le bureau Gnome actuel est, tant par son apparence que par son usage, très traditionnel. Comment comptez vous changer la vision de l’utilisateur avec de Gnome 3 ?

Vincent Untz : Je n’irais pas jusqu’à dire que le changement était attendu depuis longtemps. Gnome — dans sa forme actuelle — n’est pas parfait, mais nos utilisateurs sont satisfais du fonctionnement de ce bureau, qui n’a cessé de s’améliorer au fil des années. Si on compare Gnome 2.0 à Gnome 2.26 ou Gnome 2.28, on observe des différences énormes. Entre-temps, il y a eu énormément d’évolutions technologiques, rappelez-vous l’avant HAL et DeviceKit …

Cela dit, il est vrai que l’expérience utilisateur de Gnome n’a pas fondamentalement évoluée au cours du cycle des 2.x. Les panneaux, la méthode de lancement des applications et la gestion des fenêtres sont globalement inchangés. La communauté apprécie le travail que nous faisons. Nous avons acquis beaucoup d’expérience depuis Gnome 2.20, ceci nous permet d’améliorer Gnome, qui devient à même d’aider davantage de personnes à réaliser ce qu’elles souhaitent ; et ce que souhaitent les utilisateurs, ce n’est pas utiliser un environnement de bureau, mais ils veulent surfer sur le Web, lire leur courrier électronique, discuter avec des amis, écouter de la musique, écrire des lettres ou de créer des éléments divers et variés …

C’est ça notre but ! Nous voulons faire un environnement de bureau demandant moins d’attention, en le rendant plus intuitif et facile à utiliser, afin que l’utilisateur puisse se concentrer sur ce qui est important à ses yeux. Cela peut ressembler à un bête « Nous allons faire davantage, mieux et plus vite », mais nous sommes plutôt confiants quant aux réelles améliorations qu’apporteront les modifications de l’environnement, à l’instar — par exemple — du nouveau Shell.

Nous voulons aussi un bureau plus esthétique !


Une utilisation intuitive grâce à Gnome Shell et Zeitgeist

heise open : Comment Gnome Shell et Gnome Zeitgeist vont-ils changer la façon dont les gens travaillent sur leurs ordinateurs de bureau ?

Vincent Untz : Gnome Shell représente à lui seul un changement majeur par rapport à Gnome 2.x. Comme une coquille (ndt en anglais, coquille se dit shell ; Vincent Untz fait ici un nouveau jeu de mot) de l’environnement de bureau, il constitue la base de l’interface utilisateur. C’est là que commencent toutes vos activités, ou que vous en changez …


À première vue, un bureau basé sur Gnome Shell ne semble que légèrement différent. On retrouve un panneau en haut de l’écran, qui contient une zone de notification, une horloge, des informations sur les applications au premier plan, ainsi qu’un bouton Activités. Ce dernier bouton active une vue d’ensemble, où vous pouvez lancer une application, ouvrir un document, etc. ; c’est ce que nous appelons des activités.
Cette vue d’ensemble des activités permet d’atteindre un objectif : elle autorise l’utilisateur à réaliser ce qu’il souhaite. Le Shell assure un suivi des actions réalisées, facilitant et accélérant l’exécutions de nouvelles activités.

Le mode Aperçu assure la gestion des fenêtres ouvertes et des bureaux virtuels, directement dans Gnome Shell. Vous pouvez ouvrir sur le bureau de votre choix, des applications mais aussi des documents. Les espaces de travail permettent d’organiser contextuellement les fenêtres, bien que leur utilisation reste difficile à appréhender pour un novice — les nouveaux utilisateurs trouvent généralement ce concept compliqué. Nous espérons que cette fonctionnalité sera plus facile à comprendre et à utiliser avec l’ajout et la suppression dynamique des bureaux virtuels.

Un autre changement majeur réside dans le fait que Gnome Shell soit centré sur les applications, en opposition au système actuel basé sur les fenêtres. Tous les avantages de Gnome 3.0 ne seront pas forcément évidents, mais l’idée de base consiste à éviter de relancer une application déjà ouverte. Sont également présentées à l’utilisateur les actions en cours d’une application, il est donc facile — par exemple — de basculer d’un document à un autre, au sein d’un même programme.

Enfin, nous voulons rendre le système de notifications moins intrusif, de sorte qu’il ne distraie pas l’utilisateur de son occupation, tout en lui permettant d’y réagir plus facilement ; en offrant — par exemple — de répondre à un message instantané directement dans la notification.

Ce qui a motivé le projet Zeitgeist, c’est la difficulté actuelle de retrouver des documents spécifiques sur un ordinateur. Si le document est un fichier, au sein de l’ensemble du système de fichiers, il est nécessaire de se rappeler du chemin complet d’accès au dit document. Il est plus simple de rechercher par libellé, par date ou par rapport à un autre document (ex. au moment ou je travaillais sur ce tableau, j’écoutais ces balados …)

Zeitgeist est un projet en gestation, il est très difficile de trouver la bonne manière de présenter et de rechercher les informations qu’il stocke. Nous avons déjà un prototype qui fonctionne et certains travaillent déjà à l’intégration de ses fonctionnalités dans Gnome Shell.


La philosophie de Gnome: Ergonomie

heise open : Gnome est souvent critiqué pour son manque d’options de configuration. Sera-t-il plus facile à l’avenir de modifier la configuration du bureau, ou les utilisateur devront-ils continuer à utiliser gconf-editor et gconftool ?

Vincent Untz : Pour ce cas, je pense qu’il est important de préciser notre philosophie. Ce n’est pas que nous ne nous soucions pas des besoins ou des envies des utilisateurs. Au contraire ! Nous voulons que Gnome dispose des meilleures interfaces graphiques, mais il s’avère que proposer trop d’options a tendance à perturber l’utilisateur et n’entre donc pas dans nos objectifs.

GconfC’est pour cette raison que nous n’offrons pas de modifier tous les paramètres ; du moins pas dans l’interface utilisateur. Il est vrai que certaines options — sous-utilisées ou trop avancées — ne peuvent être modifiées que par gconf.

Notre philosophie à ce propos n’a pas changée. Cela ne veut pas dire que ces options doivent rester cachées à jamais. Je crois qu’un outil de configuration dédié à une modification facile de ces options a sa place. Il ne doit pas être bien difficile de développer un tel logiciel et je suis sûr qu’il serait accueilli avec beaucoup d’enthousiasme.

heise open : Gnome s’est toujours beaucoup concentré sur l’ergonomie et l’accessibilité. Pensez-vous que celles-ci seront victimes des nouvelles fonctionnalités de Gnome 3.0 ? Je pense à KDE 4.0, paru en janvier 2008, qui était impressionnant mais ne convenait pas à une utilisation en production.

Vincent Untz : Nous ne voulons pas que Gnome 3.0 sorte s’il n’est pas prêt. Toutes les versions de Gnome 2.x étaient stables et nous en somme fier. Nous ne voulons pas perdre cette réputation.

Nous voulons que Gnome 3.0 sorte en mars 2010, mais si ce n’est pas réalisable — pour les raisons sus-dites, nous ne voyons aucun problème à repousser l’échéance à septembre 2010. C’est une décision que nous prendrons en novembre, lorsque nous nous assureront d’être en bonne voie, via l’examen des modules. Si mars n’est pas réaliste, Gnome 3.0 sortira à l’automne.

Bien entendu, Gnome Shell modifiera beaucoup l’expérience utilisateur. Lors de changements aussi importants, il y a toujours des mécontents qui trouvent l’ancienne version de meilleure qualité. Cependant ce ne sera pas parce que la nouvelle version est mauvaise que ces gens seront mécontents, mais à cause de leurs habitudes (il pourrait y avoir de petites régressions ici et là, il y en a toujours avec le développement logiciel, mais une régression majeure serait disqualifiante pour cette version). Pour nous, rendre Gnome 3.0 si bon que les gens lâcheront leurs habitudes sans hésiter est un défi. Nous souhaitons aussi conserver quelque temps l’apparence de Gnome 2.x en option.

Je tiens aussi à souligner que les outils d’accessibilité sont en cours de réécriture. Ils seront basés sur D-bus, en lieu et place d’ORBit et seront donc utilisables dans d’autres environnement de bureau, en particulier KDE. C’est une mission importante et qui avance bien. Les testeurs sont les bienvenus !

heise open : A qui est destiné Gnome ? Pensez-vous que Gnome soit aussi bon pour les débutants que pour les habitués de Linux (ndt le terme exact étant GNU/Linux) ?

Vincent Untz : Je ne crois pas qu’il y ait de différence fondamentale entre un débutant et un utilisateur expérimenté. Ces deux catégories de personnes utilisent leur ordinateur pour exécuter des tâches spécifiques. Vous pouvez trouver des utilisateurs de Gnome heureux dans chez les débutants et chez les habitués.

Nous développons Gnome pour la majorité et nous le faisons en créant une interface intuitive et agréable contre laquelle ils n’ont pas à se battre. Gnome est flexible, ce qui explique qu’il s’adapte aussi bien à des tâches familiales, qu’à un travail de bureau. Le fait que nous visions la grande majorité des utilisateurs de Linux explique aussi pourquoi la régionalisation et l’accessibilité sont si importantes pour nous.

Bien entendu il y a des gens qui, pour diverses raisons, ne sont pas satisfais de Gnome. Ça n’est pas un problème : nous ne pouvons pas convenir à tout le monde et nous le comprenons. Heureusement, il y a d’autres environnements de bureau comme XFCE ou KDE, avec des aspects différents et des philosophies différentes. Ce sont de bonnes alternatives pour les personnes qui ne veulent pas utiliser Gnome.


Gnome et les miniportables (netbooks)

heise open : Gnome est il adapté aux petits écrans ? C’est l’avenir. Y-aura-t-il une détection automatique des petits écrans, de sorte que l’utilisateur n’ait même pas à modifier la taille des ses polices ?

Vincent Untz : C’est l’un des objectifs de Gnome Shell : nous voulons qu’il fonctionne aussi sur les petits écrans, sans qu’il y ait de gros changements à opérer.

Reprenons l’exemple des polices. Je ne pense pas qu’il y ait de solution d’auto-détection magique pour changer leur taille. En effet, de nombreux facteurs sont à prendre en compte. En dehors de la taille de l’écran, il faut considérer sa résolution, ainsi que les goûts et la perception de l’utilisateur. Un écran où tout est si petit qu’on peut à peine le lire n’est pas non plus agréable. Néanmoins, c’est un sujet sur lequel nous pourrions nous pencher à l’avenir.Icône du logiciel Cheese

Plus généralement, une équipe de Gnome travaille déjà pour adapter chacune des applications aux miniportables. Pour l’exemple, notre lecteur d’images Eye of Gnome et l’application dédiée aux webcams Cheese disposent en natif, dans Gnome 2.28, d’un mode pour les miniportables ; et même si ici-et-là il y a encore quelques défauts, nous sommes en bonne voie et Gnome fonctionne très bien sur les miniportables.

Heise open : Question inverse : comment Gnome tire-t-il parti des écrans plus larges ?

Vincent Untz : Je pense que Gnome fonctionne déjà très bien sur ce type d’écrans. Le problème principal vient de la maximisation des fenêtres, qui deviennent tout simplement trop grandes. Organiser les fenêtres en mosaïque peut être une solution ; il y a même des outils dédiés, comme WinWrangler qui effectue simplement ce type d’actions. Nous avons prévu d’implémenter ce genre de fonctionnalités dans Gnome Shell, mais ce n’est pas encore prêt, pour autant que je le sache.


Gnome et les mobiles

Heise open : Que devient Gnome Mobile ? Où trouve-t-il sa place parmi des projets tels que Moblin ou Android ?

Vincent Untz : Gnome Mobile se porte bien ! La plate-forme de Gnome sert à divers systèmes, non seulement sur des distributions de bureau Linux, mais aussi sur Maemo et Moblin, que ce soit avec des GPS ou du matériel médical. Gnome Mobile est déjà utilisé avec de nombreux produits, et le sera encore plus à l’avenir.

Gnome Mobile a deux visages :

  • C’est un forum (dans le sens lieu de débat et non forum Web) dans lequel les entreprises peuvent coopérer, alors qu’en dehors elle sont en compétition. Nous ne l’avions pas prévu, mais il apparaît que les entreprises avaient véritablement besoin d’une zone neutre pour discuter technique.
  • C’est une compilation logicielle que les entreprises peuvent utiliser pour créer une plate-forme complète pour leur matériel. Avec Gnome Mobile, nous ne nous positionnons pas comme un fournisseur de plateforme finie — à l’instar de Moblin ou d’Android, mais comme des pionniers ; c’est pour cela que nous ne sommes pas en concurrence avec ces systèmes et qu’au contraire, nous essayons de travailler avec eux.

Nous n’avons pas de relations directe avec Android, mais nous travaillons très étroitement avec Moblin. De nombreuses personnes travaillant sur Moblin viennent de la communauté Gnome et ces plateformes ont beaucoup en commun. Saviez-vous que Moblin était basé sur Mutter, tout comme Gnome Shell ? De même, nous sommes relativement proche des développeurs de Maemo qui travaillent avec nous depuis longtemps.


Nettoyage de printemps

heise open : Gnome 2 est sorti en 2002. Depuis, une grande quantité de code devenu inutile a certainement été accumulée. La prochaine version majeure serait une bonne occasion de se débarrasser des bibliothèques et des APIs (interfaces de programmation) obsolètes. Quels sont vos projets ?

Vincent Untz : Bien évidemment, Gnome 3.0 est une bonne occasion de purger notre environnement et de définir des stratégies cohérentes. En fait, nous avons même déjà commencé en déplaçant certaines APIs (depuis libgnomeui vers GTK+) et en arrangeant certains ensembles. Un bon exemple est la réécriture de gnome-vfs, qui nous a mené à la création de gvfs, de la bibliothèque Gio et au nouveau système de fichiers virtuels.

Nous allons supprimer les bibliothèques obsolètes de la plateforme Gnome et si elle ne sont plus nécessaires à Gnome, nous allons cesser de les publier en tant que part du système. Il est évident que des personnes continueront de travailler avec ces bibliothèques, si elles en ont besoin. C’est le principe du libre, ce n’est pas parce que quelque chose ne fait plus partie de Gnome que sa fin est inéluctable !

Pour ce qui est des librairies restantes, nous allons retirer les APIs obsolète de Gnome 3.0, à moins quelles ne soient très utilisées.

Pour ce faire, nous avons mis en place le plan de nettoyage « A bas le codage douteux ». Nous allons procéder étape par étape. Gnome 2.28 bénéficie déjà de ce travail. Gnome ne dépend déjà presque plus des composants libgnome, libgnomeui et gnome-vfs. Aussi, si vous retirez les panneaux et les appliquettes, la librairie Bonobo disparaît pratiquement.

Bien entendu, de nombreuses applications de Gnome ne font pas officiellement partie de l’environnement de bureau. La plupart d’entre elles continueront de fonctionner ; les bibliothèques que nous retirons de notre plateforme restent disponibles et les versions antérieures des bibliothèques, ainsi que leur APIs dépréciées, devront être installées en parallèle.

Bien entendu, nous encourageons les développeurs à adapter leurs applications à la nouvelle plateforme et à ne plus utiliser les APIs obsolètes. Nous l’avons nous même fait pour Gnome et nous avons veillé à améliorer nos logiciels. Les avantages de cette démarche sont d’avoir moins code source, moins de bogues et de faciliter l’ajout de nouvelles fonctionnalités.


De nouvelles technologies

heise open : De nouvelles technologies et APIs vont aussi voir le jour. GTK+ 3.0, bien qu’encore loin, pointe aussi à l’horizon. Comment le projet Gnome va-t-il gérer ces nouveaux développements ?

Vincent Untz : Une grande partie du développement de Gnome 3.0 consistait à définir ce que nous voulions faire de notre plateforme. Comme je l’ai dit précédemment, nous retirons les APIs obsolètes. Pour ce qui est des nouvelles technologies, nous nous sommes aussi préparés à les intégrer. Je pense spontanément à Clutter et à gobject-introspection. Tous ces changements sont prévus depuis plusieurs versions et notre communauté a déjà réfléchit aux nouvelles technologies qu’elle souhaite intégrer.

Le plus dur reste donc d’assurer une bonne épuration de la plateforme Gnome, avant de commencer à utiliser les nouvelles technologies. Mais ce n’est pas si difficile que çà, car la plupart des gens sont très enthousiasmés par ces nouveautés.

heise open : Les bases de certaines nouveautés Gnome 3.0 sont déjà inclues dans Gnome 2.28. Je pense à Mutter, basé sur une association de Clutter et de Metacity, qui est le fondement de la nouvelle gestion des fenêtres. À quels autres changements avant-coureurs de Gnome 3.0 peut-on s’attendre dans Gnome 2.28 ?

Vincent Untz : En effet, Gnome 2.28 est souvent considéré comme une étape majeure vers Gnome 3.0. Les développeurs, qui travaillent sur les nouveaux modules que nous espérons intégrer à Gnome 3.0, proposent déjà des pré-versions. Vous pouvez donc tester ces nouveautés qui représentent en partie l’avenir de Gnome.

Ce qui est intéressant avec Mutter, ce fork de Metacity, ce n’est pas tant la gestion des fenêtres ; mais c’est que Gnome Shell se base sur Mutter pour garantir une expérience utilisateur totalement nouvelle. Pour exemple, Gnome Shell peut déjà être testé sur Fedora (ndt et sous la bêta d’Ubuntu Karmic Koala 9.10). C’est la cas aussi pour Zeitgeist, ainsi que pour certains jeux Gnome qui ont vraiment progressé. De nombreux jeux ont été adaptés à Clutter et sont maintenant codés en Javascript.

Un gros travail d’assainissement a déjà été effectué sur notre plateforme, afin de disposer d’une Gnome 2.28 épurée avant d’y intégrer les modules de Gnome 3.0. Bien que ce travail ne soit pas directement visible, il amène une plus grande cohérence entre les différentes applications, tout en utilisant moins de bibliothèques, ce qui augmente l’attrait de Gnome auprès les développeurs. La plateforme de Gnome propose déjà un écosystème dynamique aux applications qu’elle héberge et toutes ces améliorations profiteront aussi à ces mêmes applications.

heise open : Une dernière question : Le projet KDE semble se diriger vers le « Bureau social », avec un système de géolocalisation. Les premières évolutions allant dans ce sens seront disponibles dans KDE 4.3, qui sortira en août. Gnome prépare-t-il quelque chose de similaire ?

Vincent Untz : Nous ne parlons pas vraiment de « Bureau social » pour Gnome (je pense même que certaines personnes n’aiment pas ce terme) mais nous intégrons des fonctions similaires. La géolocalisation et la connexion à certains services Web son autant d’exemples des efforts techniques fournis par les développeurs de Gnome. Vous pouvez déjà localiser vos contacts avec le logiciel de communication instantanée Empathy, ou encore définir des géolabels sur vos photos. Depuis un certain temps, vous pouvez aussi visionner les vidéos Youtube directement depuis Totem.

L’équipe de Gnome s’intéresse aussi à l’intégration des services en ligne courants au sein même des applications Gnome. À ce propos, la version 2.28 représente déjà une nette évolution et je suppose que cette tendance va se poursuivre.

Gimp 2.8 : « ENFIN ! »

C’est ce qu’on appelle « le cri du cœur » !

Mais pourquoi ce « ENFIN ! » ? Avant de débuter cet article – qui présentera les différentes évolutions apportées par GIMP 2.2 – il est important d’introduire ce projet, pour ceux qui ne le connaissent que peu ou prou.

Une courte introduction …

GIMP (GNU Image Manipulation Program) est un logiciel de traitement d’images bitmap (image composée de pixels). C’est un de ces projets phares, une icône qui – à l’instar de Firefox, OpenOffice.org ou encore Blender – a donné ses lettres de noblesses au logiciel libre.
Créé en 1995 par Spencer Kimball et Peter Mattis, il est devenu, en presque 15 ans, un logiciel incontournable du traitement de l’image, utilisé tant par les professionnels que par les amateurs ou simples initiés.

Malgré tout, GIMP a longtemps souffert de la comparaison avec son grand frère Photoshop®. Il faut avouer que, nonobstant ses progrès et son évolutivité impressionnante, GIMP n’a jamais su rattraper le retard technique qui le séparait de son principal homologue propriétaire …
En effet, de nombreuses fonctions de base manquaient à GIMP pour prétendre remplacer efficacement le produit phare de la société Adobe®. Ainsi, des effets qui devraient se faire en un tour de main demeurent ardus, sans parler des effets plus complexes et de l’ergonomie parfois douteuse. Pire, GIMP était – il y a peu – incapable de gérer le CMJN (couleurs d’imprimerie) et n’en est toujours pas capable nativement. Seul l’installation du greffon Separate+ permet – plus ou moins efficacement – de contourner ce problème ; sans cela, GIMP est limité aux créations RVB (couleurs écran) …

Cependant, GIMP reste le seul vrai concurrent de Photoshop® et, dans le but de combler les diverses lacunes de ce logiciel, les développeurs ont marqué un très net virage dans son développement.
Ainsi, une équipe d’ergonomes a prit part au projet et la version 2.6 de GIMP a vu le jour. Les algorithmes de redimensionnement on été réécris, l’interface a été améliorée et enfin, la bibliothèque GEGL a été intégrée.

Avec tout cela, GIMP était prêt à évoluer …

GIMP 2.6 a donc tracé la voie pour des changements en profondeur. C’est ainsi que la future version de GIMP (la 2.8) s’apprête à faire tomber les arlésiennes.

Des nouveautés attendues depuis … longtemps !

Maintenant que le les bases sont posées, nous allons pouvoir présenter ces différentes améliorations que proposera GIMP 2.8.

  • Le groupement de calques
    Pouvoir faire des groupes de calques … Cette fonction peut paraître inutile, voire ridicule si vous ne faites que retoucher vos photographies avec GIMP, mais pour une utilisation professionnelle, ne pas disposer de cette option était vraiment handicapant et même un frein à la migration vers GIMP …
    En effet, lorsqu’on créé des maquettes de sites Web, des affiches ou autres éléments complexes, le nombre de calques augmente très rapidement et il devient vite difficile de s’y retrouver.
    Les développeurs se sont donc penchés sur la question, afin de proposer une gestion de tri des calques.

    Le groupement des calques sous GIMP 2.8

    Il devient alors possible de hiérarchiser ses calques, de déplacer et/ou de gérer la visibilité de groupes de calques … Bref, de gérer des travaux complexes sans être totalement perdu.

  • Éditer du texte dans le canevas
    Devoir éditer du texte dans une fenêtre et non directement sur le canevas était une bizarrerie désagréable, à laquelle il était temps de remédier.
    Il est donc maintenant possible d’éditer le texte directement dans la zone de texte.
    Que les puristes se rassurent, il suffit d’une simple case à cocher pour revenir à l’ancienne configuration.

    Éditer le texte directement dans le canevas sous GIMP 2.8

    Il demeure – malheureusement – impossible de formater différemment des mots au sein du même texte et le formatage se fait donc toujours par bloc. De même, il reste nécessaire de sélectionner d’abord le calque, avant de sélectionner le texte à modifier …

  • Enregistrement et export
    La politique d’enregistrement et d’export a été entièrement revue. Ainsi, l’enregistrement est dédié au format xcf (format d’enregistrement de GIMP) …

    L'enregistrement

    … alors que la fonction d’export permet de compresser sont travail dans un autre format, tel que le PNG, le JPEG, le TIFF, etc.
    Au passage, GIMP en profite pour intégrer le support du JPEG 2000.

  • Une nouvelle gestion des brosses
    Autre nouveauté importante : il est permis d’effectuer une rotation sur les brosses, très pratique pour une utilisation avancée du pinceau sous GIMP !

    Rotation de la brosse sous GIMP 2.8

    Bien entendu, la gestion dynamique des brosses (apparue dans GIMP 2.6) profite de cette nouveauté.
    Un nouveau jeu de brosse vient compléter le panel déjà présent.

  • Et beaucoup d’autres choses
    • Des libellés ont été ajoutés pour plusieurs outils, tels que le pinceau, les motifs ou encore les dégradés. Ces libellés facilitent l’organisation des différentes éléments de ces outils.

      Les libellés sous GIMP 2.8

    • Les calques vectoriels, qui devaient être intégrés dès 2006, ont de bonnes chances d’être mis en place pour GIMP 2.8.
    • Une fonction de calcul a été implémentée directement dans les champs de saisie.

      Le calcul dans les champs de saisie sous GIMP 2.8

    • Une réorganisation contextuelle des modes de calque a été effectuée, afin d’en faciliter l’utilisation.
    • La possibilité d’exporter ses palettes au format CSS, PHP, Java, Python ou texte fait son apparition.
    • Enfin, les bord de claques deviennent magnétiques.

Bien entendu, toutes ces nouveautés ne sont pas des innovations, mais entrent dans un logique globale de mise à niveau. Grâce à toutes ces nouveautés, GIMP se rapproche donc sérieusement de son concurrent Photoshop®.
Cependant, de nombreuses fonctionnalités (dont nous avons parlé en introduction) lui manquent encore, tel que le support natif et efficace du CMJN, les effets de calques, le support complet d’images 16 bits, 24 bits ou 32 bits …

GIMP 3.0

Mais alors un GIMP au niveau de Photoshop®, c’est pour quand ?

De très sérieuses améliorations sont encore à venir avec la version 3.0 de GIMP, chiffre qui appelle – à l’instar de Gnome – à un véritable renouveau.
Les principales nouveautés ont déjà été annoncées :

  • Les styles de calque et Calques de réglage
  • Les modes CMJN, LAB, Duotone, Tons directs
  • Le 16 bits / couleur, formats HDR
  • Et enfin un révision en profondeur de l’interface graphique

Toutes ces améliorations n’arriveront pas avant au moins un an. Espérons alors que GIMP saura rattraper son retard et même dépasser le produit phare de la société Adobe® !

Mais ceci est un autre article …

Ubuntu 10.04 Lucid Lynx LTS

Hier, Mark Shuttleworth a tranché lors de l’Atlanta Linux Fest. La version 10.04 d’Ubuntu – qui sera une version LTS (support à long terme) – aura pour nom de code Lucid Lynx !

Ubuntu 10.04 LTS Lucid Lynx (Lynx Lucide pour les anglophobes) est donc attendue pour avril 2010, avec GNOME 3.0 , KDE 4.4, GCC 4.5, le noyau Linux 2.6.34, un temps de démarrage réduit, le tout dernier serveur X, ainsi que beaucoup d’autres mises-à-jour et améliorations !

Zeitgeist – Une nouvelle expérience utilisateur

Comme vous le savez sûrement, les développeurs de GNOME sont en ébullition depuis quelques mois, préparant la sortie de leur environnement en version 3. Dans cette optique, de nombreux projets sont à l’œuvre. Outre l’épuration des bibliothèques obsolètes, l’inclusion de GTK 3.0 ou encore l’arrivée imminente du révolutionnaire GNOME-Shell, un petit projet fait son bout de chemin et prépare – mine de rien – un sacré chamboulement dans la façon d’accéder à ses données : Zeitgeist.

Qu’est ce que Zeitgeist exactement ?

Pour partir sur de bonnes bases, commençons par expliquer ce que Zeitgeist n’est pas … Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le but de Zeitgeist n’est pas de remplacer l’organisation hiérarchique des fichiers. Il ne peut donc pas remplacer l’explorateur classique de votre environnement, que ce soit Nautilus (pour GNOME), Dolphin (pour KDE) ou encore Thunar (pour XFCE) …

En fait, Zeitgeist est – en quelques sorte – une surcouche de la hiérarchie de fichier, amenant la réduction de la navigation au sein des dossiers. C’est une alternative au système classique de tri, qui permet de retrouver ses fichiers plus facilement, quel qu’en soit le type (odt, pdf, avi, etc.).
Actuellement, si vous souhaitez accéder à un fichier particulier, vous devez passer par votre explorateur de fichiers et naviguer dans vos dossier, jusqu’à dénicher l’objet de vos recherches. Mais voilà, Zeitgeist, lui, propose de s’appuyer sur l’ordre chronologique des données que vous avez enregistré sur votre ordinateur personnel.
Faisons plus simple. Vous connaissez l’option « Récemment utilisé », présente dans beaucoup de logiciels tels que GIMP, Openoffice.org ou encore Gedit ? Eh bien Zeitgeist se propose de généraliser cette méthode à l’ensemble de votre système !
L’un des buts principaux est donc d’enrichir les éléments d’information contextuels, en fonction de l’utilisation que vous faites des vos données personnelles. Il va ainsi construire une histoire à votre machine, que ce soit avec vos dossiers, vos applications et éventuellement avec les différents périphériques que vous rattacherez à votre ordinateur.

Une nouvelle expérience utilisateur

L’ambition n’est donc plus de répondre à la question Où ?, mais plutôt à la question Quand ?. Les développeurs de Zetgeist tentent ainsi de proposer une nouvelle façon d’aborder l’informatique personnelle, en répondant aux questions centrales que sont Qu’ai-je fait ? (point de vue rétrospectif), Que fais-je actuellement ? (point de vue actuel, où «actuellement» se révèle être un terme très vague), et Qu’ai-je à prévoir pour l’avenir ? (point de vue prospectif).

Un petit exemple d’utilisation
Imaginez que dans l’après-midi, Sebastien et moi ayons eu une réunion de longue haleine à propos du blog e-node.
De retour chez lui, il souhaite retravailler sur les nombreux documents que nous avons étudié. Malheureusement, ce petit étourdit n’est pas très organisé … Pas de problème ! Il ouvre tout simplement GNOME Zeitgeist et fait une recherche des fichiers récemment utilisés. Et si jamais il se rend compte qu’il a aussi oublié le nom du site Web qu’il visitait hier, il regarde tout simplement la liste des sites Web journalisés et clique dessus !

Mais les développeurs de Zeitgeist ne s’arrêtent pas à la simple question Quand ? !
Ils veulent améliorer l’expérience utilisateur en lui permettant de filtrer leurs données par :

  • Type de données
  • Source
  • Heure
  • Nom
  • Signets
  • Données relatives
  • Commentaires
  • Lieu d’utilisation (GPS)

GNOME Zeitgeist

Dans l’exemple ci-dessus, nous avons parlé de GNOME Zeitgeist. GNOME Zeitgeist est tout simplement l’application graphique dédiée à GNOME, permettant d’utiliser le logiciel Zeitgeist. En effet, Zeitgeist n’est qu’un moteur de classification et d’accès, mais pour que ce moteur devienne utilisable, il faut que chaque environnement propose un programme qui l’utilisera efficacement.

Pour faire un parallèle facile, un moteur de voiture seul ne sert pas à grand chose … En revanche, si vous associez à ce moteur une carlingue de voiture, vous pourrez avancer. Dans notre cas, Zeitgeist est le moteur et GNOME Zeitgeist la carlingue, mais on pourrait tout aussi bien utiliser indifféremment une carlingue KDE, XFCE ou autre !

Toujours est-il que GNOME Zeitgeist est bien avancé et devrait être prêt pour la sortie de GNOME 3. Une pré-version sera même très probablement disponible sous GNOME 2.28 !

Afin de se rendre compte plus facilement de ce qu’il est possible de faire avec GNOME Zeitgeist, une vidéo est disponible sur le site Web de l’environnement GNOME :

Voir la vidéo en OGV

GNOME 3 est en chargement, veuillez patienter …

Avec GNOME Shell et GNOME Zeitgeist, les développeurs du projet GNOME veulent offrir à l’utilisateur un expérience nouvelle de leur environnement informatique. Gageons que le jeu en vaudra la chandelle !
Il ne nous reste donc plus qu’à attendre cette petite révolution. Encore 8 mois avant la sortie de GNOME 3, le temps va être long …

Sources :
Seilo @ Geeky Ogre
Gran Canaria Desktop Summit
GNOME : GNOME Zeitgeist

Linux : KMS, Kernel-based mode-setting

Une des grandes nouveautés des toutes dernières versions du noyau Linux, c’est l’inclusion du procédé KMS.

Ce procédé est souvent présenté comme le Saint-Graal du démarrage sous Linux.
LE « machin » qui va permettre un démarrage au moins aussi rapide que l’éclair, qui va empêcher les trucs, permettre de faire des bidules et qui, comble du bonheur, va rendre possible la création d’animations de démarrage si jolies, que même tata Michu va abandonner Windows Live Messenger pour passer à GNU/Linux !
Vous l’aurez compris, KMS c’est la révolution, la chose que tout le monde attendait, même si au fond, personne ne sait ce que c’est …

Alors KMS? qu’est-ce que c’est ?

KMS est l’abréviation de Kernel-based mode-setting (aussi appelé plus simplement mode-setting), ce qui signifie Mode de Gestion basé sur le Noyau. Pour être plus clair, on peut dire que c’est un procédé qui permet de gérer l’affichage directement via le noyau Linux.

Historiquement, c’est le noyau Linux qui gère le pilote graphique lors du boot, jusqu’à ce que le serveur X se lance et prenne les choses en mains. Ce fonctionnement n’est que peu optimisé, puisque le pilote est chargé deux fois et que deux éléments distincts le prennent en charge …
Avec KMS, c’est uniquement le noyau qui gère le pilote. Ceci permet de lancer des services graphiques – tel que l’outil de boot graphique plymouth – dès la phase de démarrage de l’ordinateur, indépendamment du serveur X. De plus, comme le pilote graphique n’est plus géré que par le noyau, les transitions entre les différents services d’affichage se font de façon fluide, presque imperceptible.

Mais concrètement, ça fait quoi ?

Vous l’avez compris, la gestion des pilotes graphiques par le noyau change radicalement la façon de gérer l’affichage. Au delà d’une simplification et d’un allègement des services, de nombreux avantages seront directement perceptibles pour l’utilisateur :

  • L’image ne « sautera » plus lors de la phase de démarrage de l’ordinateur ou en cas de changement d’utilisateur.
  • La mise en veille du matériel sera bien meilleure, car indépendante du BIOS (dont les spécifications sont la plupart du temps tenues secrètes, ce qui complique la tâche des développeurs du noyau Linux et du serveur graphique X.Org).
  • L’interface graphique est conservée et ce même en cas de plantage du serveur graphique X.Org. Ceci permettra une expérience de déboguage améliorée par l’affichage graphique des messages d’erreur et facilitera donc le travail des développeurs (nda. enfin le « blue screen of the death » sur nottre bon vieux GNU/Linux !)
  • Le serveur X n’a plus à gérer le pilote et peut enfin tourner sans les privilèges root pour se concentrer sur l’affichage (procédé NRX pour « No-Root X »), ce qui accroit sensiblement la sécurité.
  • L’amélioration (à venir) du terminal virtuel.

Mais qu’est-ce qu’on attend ?!

Le problème avec KMS, c’est qu’il faut recoder tous les pilotes des cartes graphiques pour qu’ils prennent en charge ce nouveau mode d’affichage.

Pour les pilotes intel ou les autres drivers libres : aucun problème ; la société Intel et la communauté s’occupent de modifier le code pour rendre possible l’utilisation de KMS.
Pour les pilotes propriétaires, c’est une autre paire de manche … En effet, seules les sociétés éditrices de ces pilotes peuvent modifier leur code pour baser l’affichage sur le noyau. Au jour d’aujourd’hui, Nvidia n’a toujours pas communiqué sur ce sujet – et ne semble pas disposé à le faire NVidia a déjà pris sa décision et n’implémentera pas KMS dans ses pilotes pour des raisons de licence ; la seule lueur d’espoir semble donc émaner du pilote libre NouVeau qui a encore bien du chemin à faire … De l’autre côté, les développeurs d’AMD commencent tout juste à travailler à implémentation de KMS.

Cela dit, les chanceux qui possèdent un chipset graphique Intel ou une carte graphique bien gérée par le driver Radeon, auront toute de même la joie de découvrir KMS avec la future version d’Ubuntu !

Pour conclure

Finalement, KMS n’est qu’un retour à la normalité … En effet, depuis toujours, tous les pilotes sont gérés par le noyau Linux, seul le pilote graphique faisait exception. C’est donc la fin de cette « aberration » et le pilote est enfin géré par le noyau, ce qui aurait dû être fait depuis le début …

Mais bon, comme dit le proverbe « Mieux vaut tard que jamais » …

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